Restauration de l’Abbatiale Saint-Sauveur

Le chantier de restauration de l'abbatiale Saint-Sauveur, a débuté en décembre 2021. Il a du être stoppé en avril 2023 à la suite de la découverte d'une pollution du site.

Des travaux de dépollution de l’abbatiale ont été lancés en avril 2024.
En effet, en avril 2023, par principe de précaution, à la fois pour les usagers et les entreprises, il avait été décidé de suspendre temporairement les travaux sur l’ensemble du chantier.

En effet, dans le cadre des contrôles d’usages effectués lors des travaux de restauration intérieure et extérieure de l’abbatiale Saint-Sauveur, la présence de plomb sur le chantier et sur la base vie a été suspectée par la Direction Départementale de l’Emploi du Travail et des Solidarités.

Outre l’arrêt du chantier, la Ville de Redon a lancé des mesures d’investigations complémentaires concernant cette suspicion de pollution au plomb. Ce travail a été réalisé en partenariat avec le maître d’œuvre de la Ville, la Direction Départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités, la Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail ainsi que les entreprises intervenant sur le chantier.

Pourquoi une restauration de l'abbatiale ?

Suite à une étude patrimoniale, sécuritaire et sanitaire de l’abbatiale Saint-Sauveur de Redon qui avait identifié plusieurs désordres, la Ville de Redon a confié la maîtrise d’œuvre de la restauration de l’édifice à Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des Monuments Historiques.

Les travaux, d’une durée initiale prévisionnelle de trois ans, ont débuté en décembre 2021.

Après concertation avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), la Ville de Redon a décidé de concentrer les travaux sur deux tranches pour un montant total estimé à 4 millions d’euros HT :

  • travaux tranche ferme : couverture du transept sud et travaux de restauration intérieure et extérieure du chœur, y compris les arcs-boutants.
  • travaux tranche conditionnelle : étanchéité du déambulatoire et des chapelles, restauration extérieure des chapelles et des portes d’accès de l’abbatiale.

Cette restauration bénéficie notamment du concours de l’État dans le cadre du plan de relance (1,55 million d’euros) mais d’autres financements sont également sollicités.

Une identité héritée du passé à conserver

"Il faudra conserver la charpente du XIIIe siècle, datée par dendrochronologie, mais aussi les terrasses en chape de béton armé créés sur les chapelles rayonnantes, vers 1920. En associant les savoir-faire traditionnels et les matériaux d’aujourd’hui dans un chantier emblématique redonnais."

L’église Saint-Sauveur est l’héritage d’une longue histoire, qui se traduit par une composition architecturale exceptionnelle :

  • la nef romane,
  • le chœur gothique,
  • la façade occidentale classique reconstruite après l’incendie de 1782.

Signe d’une reconnaissance patrimoniale majeure, l’église a été classée dès 1851.